refrain

(Couplet 1)
Appelle le garçon qui jongle la pluie,
il oublie son nom aujourd’hui,
l’épelle en gouttes de citron—
chaque lettre a le goût des saisons.
Il y a un escalier fait de “si”,
qui flotte un peu vers la nuit,
marche un—il chante ton âge,
marche deux—tu quittes la page.

(Pré-Refrain)
Dis-le bas, dis-le deux fois,
la vérité fond sous tes doigts,
c’est un cube de glace en fuite—
le sens fond sur tes lèvres vite.

(Refrain)
Hé—laisse l’empereur lécher le ciel,
le peindre en rose irréel,
la vie passe comme un goût fidèle—
ne l’explique pas, réponds sans zèle.
Hé—fais tourner le silence, qu’il chante,
rien ne sait ce que rien ne tente,
tiens l’instant par ses ailes lentes—
nous sommes presque tout, absents.

(Couplet 2)
Il y a un miroir dans ta chaussure,
qui te renvoie plus pur,
celui qui rit de la gravité,
la nomme “faculté, peut-être.”
Compter à rebours vers le vert,
trouver des formes à l’envers,
la logique porte un masque en papier—
pose une question, elle se tait.

(Pré-Refrain)
Ferme les yeux pour mieux voir,
ouvre-les—c’est le hasard,
chaque réponse se replie,
chaque pourquoi devient un cri.

(Refrain)
Hé—laisse l’empereur lécher le ciel,
dessine une porte irréelle,
la vie vacille, jamais fidèle—
douce, étrange, essentielle.
Hé—tourne le chaos en crème,
remue lentement le problème,
goûte les bords de ton rêve—
nous sommes l’entre-deux qui s’élève.

(Pont)
Qui a mangé l’horloge ? dit la cuillère.
“Pas moi,” murmura la lumière.
Mais l’écho cligna et répondit :
“Je suis ce que tu crains la nuit.”
Plie le silence en vibration,
porte l’absence en sensation,
rien ne reste sauf ce qui tremble—
une seconde, presque ensemble.

(Breakdown)
Goutte—chute—peut-être nous sommes
demi-nom et demi-somme,
tire le fil, défais la trame—
réveille-toi doux dans le programme.

(Refrain final)
Hé—laisse l’empereur goûter l’instant,
ne demande ni quand ni comment,
chaque “avant” se brise lentement—
seul le présent est couronnement.
Hé—prends l’énigme, laisse-la vivre,
la vérité n’est qu’un livre,
embrasse l’air, ose dériver—
nous sommes ce que l’on croit rêver.

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